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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 20:42

Tous  les pays européens connaissent une forte augmentation du prix de l’électricité (cf article Energy Managment partie I ) excepté la France qui demeure totalement en dehors du marché. La France via le système de régulation des prix s’est construit un mur comparable à celui de Berlin. La chute de ce mur aura donc de très lourdes conséquences financières sur le coût au m². 

Quels sont les paramètres qui influent sur la facture d’électricité d’un bâtiment.

 



Fonctionnement du marché

Le prix de l’électricité est régulé, ce qui signifie que le prix est fixé. Tout particulier qui sort de ce marché peut y revenir, ce qui n’est pas le cas des professionnels.

Le marché est structuré comme suit :

  • EDF vend
  • RTE transporte
  • ERDF distribue

La non concurrence freine l’innovation technologique et n’émule pas la réduction de la consommation. Lire le rapport Champsaur (cliquer sur le lien pour le télécharger)

La dérégulation concernera dans un premier temps les gros consommateurs comme les foncières. D’une part car le bâtiment représente 40% des émissions de CO² mais aussi car, par nature, l’immobilier ne peut pas se déplacer vers un pays où l’électricité serait moins chère. Aucune comparaison avec les délocalisations pour réduire le coût de la main d’œuvre dans le secteur de la production ne peut être faite

 

Fonctionnement de la production

L’énergie en hiver est plus couteuse qu’en été, car elle est produite par des centrales d’appoints consommatrices de gaz et de pétrole.

 

Fonctionnement de la facturation

Il faut distinguer sur sa facture :

  • La puissance souscrite
  • L’énergie consommée

La régulation du marché et la tarification du prix du KWH ne comportent pas que des désavantages. En effet, ce système permet à EDF de réserver en hiver la somme des puissances souscrites et ainsi  être toujours en capacité d’apporter au client l’énergie souhaitée. Les particuliers disposent d’un disjoncteur qui permet de stopper la sur consommation au regard de la puissance souscrite mais pas les professionnels. 

 

En période de grand froid, le fait d’allumer le chauffage électrique génèrera des émissions de CO² car les facteurs « pointe de consommation » et « période de l’année » se cumulent. De plus faire tourner sa machine à laver le linge la nuit en été coute moins cher qu’un radiateur électrique d’appoint en hiver et tout ceci sans émission de CO² !!!

 

Comment prendre en compte ces paramètres dans l’analyse et l’amélioration de la consommation énergétiques d’un bâtiment ?

 

 

Tout d’abord il convient de distinguer :

  • les bâtiments à caractère public ou privé (foyer familial) qui disposent de peu d’éclairage mais sont surchauffés, pour lesquels l’enjeu sera l’isolation.
  • Les bâtiments du tertiaire (commerce compris) qui sont fort consommateurs d’électricité du notamment à la climatisation.

 

Ceci ne veut pas dire que les bâtiments publics ne sont pas climatisés et les bâtiments du tertiaire pas chauffés, mais cela constitue une analyse globale de la consommation énergétique des bâtiments qui explique le discours des pouvoirs publics très axés sur l’isolation. Mais dans le secteur tertiaire, la problématique est complètement inverse et non traitée à ce jour par l’ADEME. Il y a donc tout à inventer !!

 

Quels sont les principaux postes de consommations énergétiques dans un bâtiment tertiaire ?

 

Postes consommateurs d’énergie et/ou générateurs d’apport thermique

  • Eclairages intérieurs : 1 lampe = un radiateur qui éclaire
  • Poste informatiques : 1 ordinateur = un radiateur qui calcule
  • Climatisation : cette dernière fonctionne tout le temps notamment pour refroidir les postes informatiques (salle serveur)

 

Mais le raisonnement est bien plus complexe et parfois il faut combattre les idées reçues :

  • En hiver, l’éclairage ne coute rien car son apport thermique compense le chauffage électrique. De fait, installer des ampoules basse consommation dans un vieil immeuble chauffé à l’électrique ne sert à rien et est source d’émission de CO² !
  • Dans le tertiaire, installer des ampoules basse consommation n’a de raison d’être que si une véritable réflexion est menée sur le mode de chauffage et l’orientation par exemple vers le mixte gaz-électricité en hiver
  • Le fait de passer de 25° à 20° via la climatisation en été n’a que peu d’impacts sur la facture et la consommation énergétique. Son seul but est la sensibilisation des employés à l’effort collectif de réduction de la consommation énergétique

 

L’amélioration de la consommation énergétique passe par l’intervention de véritables professionnels « Energy Manager » lesquels savent adapter et linéariser la consommation d’un immeuble et ainsi réduire les déperditions thermiques via une GTC inteligente.

Par ciref - Publié dans : Info--->Immobilier et Environnement
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