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Tous les pays
européens connaissent une forte augmentation du prix de l’électricité (cf article Energy Managment partie
I ) excepté la France qui demeure totalement en dehors du marché. La France via le système de régulation des prix s’est construit un mur comparable à celui de Berlin. La chute de
ce mur aura donc de très lourdes conséquences financières sur le coût au m².
Quels sont les paramètres qui influent sur la facture d’électricité d’un bâtiment.
Fonctionnement du marché
Le prix de l’électricité est régulé, ce qui signifie que le prix est fixé. Tout particulier qui sort de ce marché peut y revenir, ce qui n’est pas le cas des professionnels.
Le marché est structuré comme suit :
La non concurrence freine l’innovation technologique et n’émule pas la réduction de la consommation. Lire le rapport Champsaur (cliquer sur le lien pour le télécharger)
La dérégulation concernera dans un premier temps les gros consommateurs comme les foncières. D’une part car le bâtiment représente 40% des émissions de CO² mais aussi car, par nature, l’immobilier ne peut pas se déplacer vers un pays où l’électricité serait moins chère. Aucune comparaison avec les délocalisations pour réduire le coût de la main d’œuvre dans le secteur de la production ne peut être faite
Fonctionnement de la production
L’énergie en hiver est plus couteuse qu’en été, car elle est produite par des centrales d’appoints consommatrices de gaz et de pétrole.
Fonctionnement de la facturation
Il faut distinguer sur sa facture :
La régulation du marché et la tarification du prix du KWH ne comportent pas que des désavantages. En effet, ce système permet à EDF de réserver en hiver la somme des puissances souscrites et ainsi être toujours en capacité d’apporter au client l’énergie souhaitée. Les particuliers disposent d’un disjoncteur qui permet de stopper la sur consommation au regard de la puissance souscrite mais pas les professionnels.
En période de grand froid, le fait d’allumer le chauffage électrique génèrera des émissions de CO² car les facteurs « pointe de consommation » et « période de l’année » se cumulent. De plus faire tourner sa machine à laver le linge la nuit en été coute moins cher qu’un radiateur électrique d’appoint en hiver et tout ceci sans émission de CO² !!!
Comment prendre en compte ces paramètres dans l’analyse et l’amélioration de la consommation énergétiques d’un bâtiment ?
Tout d’abord il convient de distinguer :
Ceci ne veut pas dire que les bâtiments publics ne sont pas climatisés et les bâtiments du tertiaire pas chauffés, mais cela constitue une analyse globale de la consommation énergétique des bâtiments qui explique le discours des pouvoirs publics très axés sur l’isolation. Mais dans le secteur tertiaire, la problématique est complètement inverse et non traitée à ce jour par l’ADEME. Il y a donc tout à inventer !!
Quels sont les principaux postes de consommations énergétiques dans un bâtiment tertiaire ?
Postes consommateurs d’énergie et/ou générateurs d’apport thermique
Mais le raisonnement est bien plus complexe et parfois il faut combattre les idées reçues :
L’amélioration de la consommation énergétique passe par l’intervention de véritables professionnels « Energy Manager » lesquels savent adapter et linéariser la consommation d’un immeuble et ainsi réduire les déperditions thermiques via une GTC inteligente.