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Le langage SAPien est loin du votre!! Vous ne comprenez pas vos interlocuteurs!!! Rien de plus normal dans quelques cas.
 
Certains intégrateurs estiment légitime « de fait » leur capacité à intégrer une solution informatique de part la taille de leur cabinet. Donc, peu importe l'expérience produit (et surtout métier), cette dernière sera acquise lors du projet, et le client aura en charge la formation métier des intervenants! A charge pour lui de s’adapter à SAP et non l’inverse !
 
Ce peut être une bonne méthode projet, à condition que les taux journaliers soient proportionnels au temps passé à la formation par le client, et que ce dernier ait un retour sur investissement soit pécuniaire soit via le transfert réel de compétences réelles. Notons : que  cette méthode soit la meilleure ou pas, elle s’impose parfois de part les choix politiques qui priment sur les choix technico fonctionnels voire financiers. Dans ce dernier cas la rationalité du choix du produit et/ou de l’intégrateur s’avère opaque et relève du « coup de Poker » pour l’entreprise.
 
Or l’intelligibilité par le client et la réussite de la mise en place d’une solution informatique ne doit pas se  mesurer par la taille de l’intégrateur mais par l’expérience projet de ce dernier.  Car les projets sont tous différents et les problématiques clients très diverses.
 
Les indépendants sont parfois mis à l’index par ces mêmes intégrateurs, car ils sont présentés comme couteux. Or cette théorie est infondée car le but des experts indépendants est de vivre en symbiose avec les intégrateurs du fait que leur mission est souvent limitée à une expertise précise qui est loin d’englober toutes les problématiques de la gestion de projet. En fait, les experts indépendants sont couteux car ils limitent le « marging » des intégrateurs et ainsi l’orientation vers des juniors formés « sur le tas » est donc tentante.
 
Il en va de même pour les cabinets d’assistance à maîtrise d’ouvrage qui sont eux aussi mis à l’index par ces mêmes intégrateurs. Ils représentent des gardes fous bien dangereux qui mettent en évidence les incompétences produits ou méconnaissances métiers.
 
Trop souvent, lors d’oraux relatifs à des appels d’offres, j’ai pu constater que le client ne contactait jamais les références mises en évidences dans les réponses des soumissionnaires.
 
Quelles sont les solutions !!
 
  • Faire de l’assistance à maîtrise d’ouvrage et la formation avant démarrage projet des Keys Users (et sponsor projet) une priorité. 
  • Vérifier les références des soumissionnaires 
  • Exiger un prototype. Ce sera un gain de temps lors des phases de conception et constituera un formidable outil de communication et de formation dès le début du projet. De plus, ce dernier mettra en évidence de manière concrète la compréhension de l’intégrateur. Il est important que ce dernier soit rémunéré pour la réalisation du prototype.   
  • Mixer Intégrateur et expert indépendant métier/produit.
 
 
Tous ces conseils, si modestes soient ils, sont basés sur 9 années d’expériences et quelques 8 projets RE réalisés de la version RE 4.5 à ECC 6.
 
 
 
 
1.     Phase avant projet
 
MOA :
§         Projet trop large pour les capacités de l’entreprise
§         Conflit entre des projets aux contours trop flous
§         Produit mal défini ou non adapté au problème
 
AMOA :
§         Sur ou sous dimensionnement des besoins clients
§         Conflit d’intérêt avec la MOE
§         Méconnaissance de l’entreprise et du métier
 
MOE :
§         Méthodologie inadaptée
§         Utilisation d’outils peu ou mal stabilisés, adaptés ou maîtrisés
 
Gestion de projet :
§         Confusion des rôles
§         Responsabilités MOA, AMOA et MOE floues
 
2.     Phase Déroulement projet
 
MOA :
§         Difficulté à spécifier le futur système
§         Manque de réactivité sur les premiers retards projet
§         Pas d’autorité en terme d’arbitrage
§         Minimisation des décisions à prendre
§         Utilisateurs peu engagés
§         Changements trop fréquents de cibles ou d’interlocuteurs
§         Mauvaise gestion de la communication
§         Absence de formation produit
§         Absence de conduite du changement
 
AMOA :
§         Volonté d’être « plus royaliste que le roi »
§         Prise en otage du projet
§         Substitution à l’équipe décisionnaire
§         Complexification des besoins
 
MOE :
§         Non connaissance métier et produit
§         Solution complexe et trop poussée
§         Non prise en compte de l’organisation du client dans les process système
§         Ressources inadaptées ou turnover trop important
 
 
Gestion de projet :
 
§         Divergence de point de vue MOA et AMOA
§         Absence de recettage intermédiaire
§         Zèle des utilisateurs
§         Gestion de projet défaillante
§         Absence de sponsor projet
 
 
Plus que tout autre module de SAP, la mise en place du module RE ou de l’extension RE-FX nécessite une parfaite maîtrise de l’outil et du métier.
 
En effet, que vous soyez investisseurs institutionnels, Facility manager, Société utilisatrice, locataire et/ou propriétaire, mandataire, office public…. La gestion des biens immobiliers fait appel à un nombre important de flux métiers intégrés et donc à des compétences aussi diverses que complémentaires.
 
Cette complexité des processus s’accentue par la forme juridique adoptée par l’entreprise pour le service en charge de la gestion du patrimoine et des objectifs de l’entreprise. Les Directions Immobilières, Directions des Moyens Généraux, les facility manager…doivent à tout moment justifier des choix pris en terme de prise à bail mais aussi en ce qui concerne la refacturation aux directions occupantes.   
 
Les questions que se pose le gestionnaire du parc immobilier ne sont plus seulement d’ordre opérationnel mais bel et bien d’ordre stratégique.
 
§         Entretenir ou vendre
§         Prendre à bail ou acheter
§         Immobiliser ou charger
§         Niveau de refacturation des coûts d’occupation
§         Réduire la vacance ou sous louer en fonction des bench mark
§         etc.
 
Le progiciel de Gestion SAP dispose de nombreux modules, dont chacun d’entre eux couvre des tâches opérationnelles bien ciblées, et ce n’est que par l’élaboration de référentiels structurants et intégrés que les analyses issues des outils d’infocentre trouvent leur pertinence.
 
Le monde SAP est riche en expert « modulaire » de toute sorte. Leur expertise, parfois certifiée SAP mais pas toujours, est infinie. Mais toutes ces expériences sont elles connectables sans connaissance métier ? Trop d’expertise ne conduirait pas parfois à des solutions complexes et inexploitables ?
 
 

CIREF Sarl: Auteur du site

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